bsaugy@rclin.com

Augmenter vos capacités avec la révolution neuro-centrique

« Neuro-biomécaniqueneuroscienceneuro-performance, neuro-réhabilitation » ces composantes font de plus en plus partie des approches utilisées dans les thérapies et la préparation physique. Mais en quoi cette approche se démarque t-elle des autres ? Pour faire la lumière sur cette nouvelle tendance qui constitue un véritable changement de paradigme dans le secteur sportif et du domaine de la santé, Bertrand vous a préparé une vidéo.

L’intégration des neuro-sciences à nos problématiques

Revenons un peu en arrière! La dualité corps et esprit a longtemps passionné les philosophes et les scientifiques. Cependant, ces 30 dernières années les avancées ont été les plus considérables dans ce domaine. On pense notamment aux travaux de Francisco Varela, éminent biologiste, et à son concept d’émergence. Ainsi, il est communément admis aujourd’hui, que le corps et l’esprit ne sont pas 2 entités distinctes mais bien 2 composantes agissant en corrélation. L’un n’est que le prolongement de l’autre.

A partir de cette thèse, on a pu dépasser le modèle biomécanique classique. L’enjeux était alors de rattraper le temps perdu et trouver des axes de progressions permettant de combler cet écart entre  les modèles basiques et les neurosciences émergentes. C’est donc ainsi que le concept d’approche neuro-centrique est venu s’ajouter à toutes les démarches afin d’atteindre une optimisation des résultats recherchés, en considérant le corps, qui change, le système nerveux et l’esprit comme un tout.

Mais au fond ?

Qu’est ce qui change concrètement ?

Pour que vous compreniez mieux le fond, rien de mieux que des exemples :

  • Une personne ayant des troubles de la vision va être amenée à porter des lunettes, pour remédier aux symptomes (output-centrique). A l’inverse le neuro-centrique a pour but de déceler et d’activer les parties du système nerveux qui sont déficientes, afin de réduire voir guérir les symptomes.

 

  • Si un athlète a comme objectif d’améliorer son temps à la course des 5000m, l’output-centrique va se focaliser sur son endurance. Tandis que le neuro-centrique va se concentrer sur d’autres parties du système nerveux, plus profondes , comme le système vestibulaire qui est très solicité durant la course à pied. Bien entendu, cela viendra compléter un entraînement d’endurance.

 

 

Les possibilités sont nombreuses! Des lacunes persistantes peuvent être désormais atténuées voir supprimées comme par exemple :

s

Les troubles respiratoires

Le besoin d'améliorer la vision

g

L’équilibre

Dans la récupération de notre système nerveux.

L’intérêt de cette approche est triple:

Proposer un accompagnement plus personnalisé et plus efficace

N

Obtenir des résultats plus rapides

Acquérir des capacités sur le long terme.

N’oubliez pas que notre cerveau est à la base de toutes nos expériences. Apprendre à en tirer le plein potentiel est la clé pour exploiter au maximum nos capacités. Sachant qu’un être humain n’utilise pas l’intégralité de ses aptitudes cérébrales, il serait peut-être temps de profiter de cet outil fabuleux!

Le système de signaux neuronaux

La composante neuro-centrique

Schématisons le concept neuro-centrique. Ainsi, considérez que trois étapes prépondérantes sont nécessaires pour que le corps humain créé une action. Mais d’abord, précisons que notre système nerveux est composé de 2 parties.

Le système nerveux central (SNC)

composé du cerveau, du cervelet et du tronc cérébral, mais également de la moelle épinière

Le système nerveux périphérique (SNP)

formé du système nerveux somatique (peau, muscles, articulations, récepteurs, …) et du système nerveux autonome (fonctions organiques internes)

Ainsi, la circulation de l’information se fait en va et vient entre les organes et les 2 systèmes nerveux. Pour assurer la coordination de nos actions avec l’environnement extérieur, les système nerveux central et périphérique doivent:

  1. Recevoir les signaux captés par les organes sensoriels (SNP)
  2. Interpréter les signaux entrant (SNC) et prendre une décision
  3. Créer une information vers les organes, ce qui provoquera l’action.

Il faut donc comprendre que chaque action que nous faisons, est une synergie entre la qualité du signal entrant, la capacité de notre cerveau à interpréter ces informations, de la manière la plus fiable possible, et, enfin, notre capacité dans le contrôle moteur et dans l’action finale. Tous ces paramètres sont aussi importants les uns que les autres. C’est pourquoi j’ai décidé de mettre en concordance mes 20 années d’expériences en tant que préparateur physique et thérapeute avec cette nouvelle approche.